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Deux personnes face à face autour d'une table, une tasse à la main

L'outil ou la relation ? Ce qui compte vraiment dans un accompagnement

14 oct.
3 min de lecture

Au téléphone, la première question est souvent la même. « Vous faites de l'hypnose ? » ou « J'ai entendu parler du neurofeedback, c'est possible chez vous ? »

C'est tout à fait normal. On a lu un article, un ami en a parlé, on a vu une vidéo. On arrive avec une idée précise de l'outil qui pourrait nous aider. Et je comprends cette démarche : quand on va mal, on cherche quelque chose de concret à quoi se raccrocher.

Mais je voudrais vous partager quelque chose que j'ai appris au fil des années de pratique : l'outil n'est jamais le cœur de l'accompagnement.



Les outils, je les aime beaucoup

Que les choses soient claires : je ne minimise pas les techniques. Je me suis formé à beaucoup d'entre elles, parce que je les trouve précieuses. L'hypnose, le neurofeedback, les TCC, la PNL, la méditation… Chacune a sa force, son intérêt, et certaines peuvent même se suffire à elles-mêmes dans certaines situations.

Mais une technique, c'est comme un instrument de musique. L'instrument compte, bien sûr. Mais ce qui fait la musique, c'est la personne qui joue, sa façon d'écouter, le moment qu'elle choisit pour jouer telle ou telle note.

Le psychologue Abraham Maslow avait une formule que j'aime bien : quand on n'a qu'un marteau, on finit par voir des clous partout. C'est exactement ce que j'essaie d'éviter.


Ce qui compte d'abord : le lien

Pour moi, ce qui compte avant tout, c'est la relation qui se construit entre vous et moi. La confiance. Le sentiment d'être compris, d'être en sécurité, de pouvoir tout dire.

On appelle ça l'alliance thérapeutique. C'est un peu le centre de tout. Et ce n'est pas qu'une conviction personnelle : la recherche le montre depuis longtemps. Dès 1979, le psychologue Edward Bordin la décrivait comme reposant sur trois piliers : un accord sur les objectifs, un accord sur la façon d'y travailler et un lien de confiance. Depuis, des centaines d'études ont confirmé que la qualité de cette alliance fait partie de ce qui est le plus lié aux progrès des personnes accompagnées, quelle que soit la méthode utilisée.

L'outil, lui, vient renforcer ce lien. Il est le vecteur qui permet d'avancer, de dépasser ce qui vous préoccupe. Mais sans le lien, il tourne un peu à vide.


Le bon outil, au bon moment

Mon travail, c'est d'abord de vous comprendre. Ce que vous vivez, ce dont vous avez besoin, ce qui se dit et parfois ce qui ne se dit pas. Et ensuite, de sentir quel outil sera le plus juste, à ce moment-là, pour vous.

Parfois, c'est évident dès la première séance. Parfois, ça se dessine au fil du temps. Et souvent, ça évolue : ce qui était utile au début ne l'est plus forcément trois séances plus tard.

Concrètement, il m'arrive de glisser un peu de PNL au détour d'une conversation, de proposer un temps de méditation quand je sens que le corps a besoin de se poser, de passer à l'hypnose quand on touche quelque chose de plus profond, ou de suggérer quelques séances de neurofeedback quand ça me paraît pertinent. Parfois, vous ne remarquerez même pas qu'on a changé d'outil. Et c'est très bien comme ça.

Ce qui guide ces choix, ce n'est pas une méthode figée. C'est ce que vous apportez, et ce qui se passe entre nous.


Vous venez pour une technique ? Venez quand même

Si vous me contactez pour une technique précise, pas de problème. On en parlera, et si elle vous correspond, on l'utilisera. Mais je vous inviterai aussi à garder un peu de souplesse. L'important, ce n'est pas l'outil que vous avez en tête en arrivant. C'est ce que vous voulez changer dans votre vie.

Et ça, on le découvre ensemble.

Si vous avez envie d'en parler, je vous reçois au cabinet de Levallois-Perret, du lundi au vendredi.




Pour aller plus loin

  • Bordin E. S. (1979). The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 16(3), 252-260.

  • Flückiger C., Del Re A. C., Wampold B. E., Horvath A. O. (2018). The alliance in adult psychotherapy: a meta-analytic synthesis. Psychotherapy, 55(4).

  • Maslow A. H. (1966). The Psychology of Science. Harper & Row.

Photo : Priscilla Du Preez, Unsplash.

Cet article a une vocation d'information. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.

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